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Copépodes Planctoniques Marins

Généralités sur la morphologie externe des Copépodes planctoniques marins


Sex-ratio

Le rapport des sexes (ou sex-ratio) est rarement voisin de 1, mais le plus souvent en faveur des femelles. Sur les 2167 espèces des copépodes pélagiques les deux sexes sont connus dans 65 % du total, 29 % pour les femelles seules et 6 % pour les mâles seuls. Ce fait peut parfois être dû à un biais expérimental (localisation verticale différente, échantillonnage insuffisant, vitesse de croissance différente entre les mâles et les femelles dans les stades plus âgés, et principalement durée de vie différente entre les sexes).

Le taux de femelles chez Tisbe sp. (Harpacticoida) est plus élevé lorsque s'accroît le taux d'hétérozygotie (Battaglia et coll., 1958, 1963).

Divers facteurs du milieu peuvent intervenir dont la température et la nourriture (ces derniers par leurs effets sur le métabolisme et le bilan énergétique de chacun des sexes, Omori, 1970). Pour Paffenhöfer (1970) une sélection ontogénique a lieu chez Calanus pacificus au détriment des mâles en relation avec le type de nourriture.

Dans certaines conditions du milieu des mâles génotypiques peuvent devenir des femelles phénotypiques chez Acartia tonsa (Heinle, 1970).

Chez Tigriopus japonicus (Harpacticoida) le sexe de l'adulte peut être déterminé expérimentalement selon la concentration en chlore.

Dussart (1969) signale que le nombre des mâles est plus élevé lorsque le pH s'éloigne de la neutralité chez Macrocyclops albidus (Cyclopoida). Les radiations ultraviolettes peuvent avoir un effet létal sur le développement des femelles.

En eau saumâtre, un accroissement de chlorinité agit dans le même sens sur un harpacticoïde à la seconde génération (Raibaut, 1967).

Coker (1933) a constaté que dans des élevages de Cyclops vernalis, aux températures élevées on obtient surtout des mâles, aux températures basses des femelles, et un mélange des deux sexes aux températures intermédiaires.

Chez les Monstrilloida, le sexe paraît déterminé par les conditions d'infestation de l'hôte. S'il héberge deux ou trois larves parasites, elles restent petites et donnent toutes des mâles, alors que s'il n'y en a qu'une, elle donne un mâle ou une femelle.

Enfin il a été évoqué l'action des facteurs cytoplasmiques, le sex-ratio étant relié à la durée de l'incubation des oeufs (Igarashi, 1963).

Comme on peut le noter, des informations intéressantes proviennent de recherches sur des copépodes non pélagiques dont la connaissance demeure nécessaire pour une extrapolation possible à l'ensemble du groupe. Le cas des oeufs de durée ou le phénomène de diapause, bien connu chez les copépodes des eaux douces, n'a que très tardivement été démontré dans le cas de certains copépodes marins pélagiques.

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